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CHINE ET SOCIÉTÉ
Publié le 10/06/2015
Experts : l'expérience chinoise peut servir au développement des pays africains (SYNTHESE)

 

La coopération et le modèle économique chinois ont été cités comme des pistes susceptibles d'aider au développement de l'Afrique par plusieurs intellectuels participant à une conférence sur les enjeux et perspectives d'avenir du continent à Dakar.

Parmi ces intellectuels, le chercheur Yang Guang de l'Institut d'études d'Asie de l'Ouest et d'Afrique du Nord de l'Académie chinoise des sciences sociales a soutenu dans une intervention que "la coopération chinoise peut aider les Etats africains à améliorer les termes de l'échange, notamment en ce qui concerne l'achat de ressources naturelles, et peut contribuer à la construction d'infrastructures et au transfert de technologies pour accélérer leur industrialisation".

Le chercheur chinois avait constaté auparavant "une maturité de la pensée africaine sur le développement", citant plusieurs concepts dont le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) qui "ont défini des théories différentes des anciennes stratégies pour faire face à certain défis".

"Le modèle chinois ne peut pas être utilisé dans tous les pays africains, mais l'expérience chinoise peut servir aux pays africains, en particulier en ce qui concerne l'amélioration du milieu des affaires", a-t-il nuancé.

Le chercheur a également proposé "une coopération entre les communautés universitaires chinoise et africaine pour mener des recherches conjointes".

L'économiste franco-égyptien Samir Amin a pour sa part expliqué que "ce qui différencie la Chine de tous les autres pays du monde est qu'elle a un projet souverain national qui lui a permis de construire un modèle de développement industriel".

"Il y a aussi une redynamisation de l'agriculture paysanne qui facilite l'accès de tous au foncier et le pays est également attractif pour les capitaux étrangers", a-t-il poursuivi.

Il a enfin affirmé qu'"aucun pays africain, même pas l'Afrique du Sud, n'a un projet souverain national" et que "les pays africains qui s'ouvrent aux capitaux étrangers sans un projet pareil font l'objet d'une razzia de la part des investisseurs".

Adam Habib, professeur de sciences politiques à l'université Witwatersrand en Afrique du Sud, a affirmé de son côté que "les idées qui vont développer l'Afrique doivent venir de ses intellectuels" et qu'il faut "amener l'élite politique à jouer son rôle dans la recherche de voies de développement".

"Il nous faut créer un avenir prospère avec des réformes structurelles et un agenda africain plus cohérents" et "revoir l'architecture institutionnelle, créer une alliance qui prend en charge la sécurité et vaincre le chauvinisme des élites en créant un marché africain commun pour mieux négocier avec les investisseurs étrangers", a-t-il déclaré. Il a estimé que la Chine, qui utilise son énorme marché, peut servir d'exemple.

 

Source: Xinhua


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