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Taïwan : quelles sont vraiment les intentions de Tsai Ing-wen à l'égard du Consensus de 1992 ?

Ni Yongjie  ·  2016-05-24  ·   Source: Beijing Information
Mots-clés: Tsai Ing-wen; Consensus de 1992; Taïwan; Chine

Le discours inaugural du 20 mai de Tsai Ing-wen, la nouvelle dirigeante de Taïwan, avait mobilisé l'ingénuité de ses hauts conseillers et été rédigé avec les plus grands soins. Selon les officiels taïwanais, il devait « exprimer la bonne volonté » de Mme Tsai. Il a néanmoins engendré la déception de ceux qui attendaient qu'elle reconnaisse le Consensus de 1992. Son discours n'aura pas répondu à la question essentielle sur les relations actuelles entre les deux rives du détroit : elle évite de mentionner le Consensus de 1992 et la signification cruciale qu'il revêt et n'a pas l'intention de confirmer avec la partie continentale la reconnaissance des bases politiques communes entre les deux rives. La perspective d'une éclaircie dans les relations n'est donc pas encore en vue.

Dans son discours, la dirigeante taïwanaise a abordé très sommairement les thèmes concernant les deux rives sur le développement économique, l'avenir et les perspectives de Taïwan,  dont elle a parlé après avoir évoqué la paix et la stabilité régionale. Si le traitement de la politique entre les deux rives n'a que légèrement changé, les réponses apportées ne sont pas les mêmes : il s'agit essentiellement de réduire le lien et la dépendance entre les deux rives et de conserver le caractère soi-disant « subjectif » de Taïwan. Il apparaît que l'objectif politique de Mme Tsai pour les deux rives ne requiert que la stabilité, mais pas le développement ; qu'il vise à contrôler les risques, pas à accroître la force motrice ; qu'il ne s'agit pas de rapprocher de plus en plus les deux rives, mais de les éloigner.

Le discours a mentionné la rencontre entre deux associations en 1992 en disant qu'elles sont parvenues à quelques points de reconnaissance commune. Il fait savoir que les affaires concernant les deux rives seront traitées en vertu des réglementations en vigueur et des règlements concernés à Taïwan. Il ne fait que réitérer la position sur les réglementations concernées de la partie taïwanaise et passe à côté des stipulations précédentes qui définissent clairement la nature même des relations entre les deux rives. En se prononçant de la sorte, il est difficile de croire que Mme Tsai accepte réellement la signification au centre du Consensus de 1992 pour lequel « la partie continentale et Taïwan appartiennent à une seule Chine ». Dans son discours, elle dit aussi qu'elle maintient les mécanismes de dialogue qui existent entre les deux rives, mais elle n'apporte qu'une vision, pas une feuille de route. Elle suggère aussi que les partis au pouvoir des deux côtés du Détroit « abandonnent le fardeau de l'histoire », mais ce sont des documents « indépendantistes » comme la « plateforme pour l'indépendance de Taïwan », le « texte de résolution sur l'avenir de Taïwan » et le « texte de résolution pour un Etat ordinaire » du Parti démocrate progressiste (PDP) qui entravent constamment les échanges entre le PDP et le Parti communiste chinois (PCC).  Le PDP n'arrive même pas à mettre dans les tiroirs sa « plateforme pour l'indépendance de Taïwan », les possibilités de dialogue restent donc infimes.

Dans les faits, à tous les échelons du PDP, on est favorable à s' « opposer à la Chine » sur le plan politique, à « démolir la Chine » sur le plan juridique, à « désiniser » sur le plan culturel,  à s' « éloigner de la Chine » sur le plan économique, à « contenir la Chine » sur le plan stratégique » : où donc sur trouve la « bonne volonté » ?  Derrière les belles paroles sur les deux rives, il n'y a que du vide et Mme Tsai ne propose aucune initiative. C'est en fort contraste avec l'impulsion qu'elle veut donner à la « Nouvelle politique vers le Sud », à l'adhésion à l'Accord de partenariat transpacifique, au développement du secteur de l'armement, à l'éloignement de la partie continentale. Tout cela à grand renfort de publicité, pour accroître en substance ses atouts dans la résistance à la partie continentale. Où se trouve sa « sincérité » ?

La partie continentale va observer avec la plus grande attention et examiner avec le plus grand sérieux les propos de la nouvelle dirigeante de Taïwan. On ne va pas la mépriser, mais on ne va pas revoir nos exigences à la baisse et lui donner une marge de manœuvre plus large. Nous devons écouter ce qu'elle a à dire, et voir comment elle s'y prend, voir si ses options politiques et les mesures prises vont en direction de l' « indépendance de Taïwan ». Elle a déclaré à plusieurs reprises qu'il fallait maintenir une « politique unifiée, prévisible et durable », promis de « faire ce qu'elle dit ». Il faudra attendre pour savoir si c'est vrai. Si ses actes ne correspondent pas à son discours, voire même si elle ne prend pas au sérieux ses promesses et prend le chemin de Lee Teng-hui et de Chen Shui-bian, sa crédibilité politique s'effondrera et ses propos ne seront que billevesées et mensonges.

La politique de la partie continentale à l'égard de Taïwan reste inchangée et sans équivoque.  La nouvelle dirigeante de Taïwan doit impérativement et au quotidien se faire l'écho du Consensus de 1992. Il est impossible de s'écarter du principe selon lequel les deux rives du Détroit appartiennent à une seule Chine, il ne doit souffrir d'aucun obscurcissement, d'aucune déperdition, d'aucun affaiblissement. Si elle n'est pas disposée à reconnaître clairement le Consensus de 1992, cela équivaudra à réduire à néant les bases politiques que sont les discussions et les consultations des deux associations des deux côtés du détroit ainsi que les mécanismes de communication et de discussion à caractère permanent entre les deux rives. Si la « hotline entre les deux rives » sonne dans le vide, c'est le PDP qui en assumera évidemment la responsabilité. Actuellement, la balle est encore dans le camp de la nouvelle dirigeante. Elle seule peut faire en sorte que la mer reste calme dans le détroit de Taïwan et que l'interaction soit bénéfique.

*L'auteur est vice-directeur exécutif de l'Institut de recherche de Shanghai sur Taïwan.

 

Beijing Information 

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