| La Chine défend son veto sur l'affaire du Zimbabwe |
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La Chine a déclaré samedi que le dialogue politique et les négociations étaient « la meilleure solution » pour résoudre la crise zimbabwéenne, tout en défendant son veto contre la sanction proposée contre le gouvernement zimbabwéen. Les parties concernées doivent trouver un compromis et coopérer par le biais du dialogue et des négociations, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Liu Jianchao. « C'est la meilleure façon de résoudre le problème », a-t-il ajouté. La Chine et la Russie ont mis leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU samedi (heure de Beijing) contre l'imposition de sanctions contre le Zimbabwe suite aux élections présidentielles de juin dernier. L'Afrique du Sud, la Libye et le Vietnam ont également mis leur veto contre le projet, alors que l'Indonésie s'est abstenue. L'Union africaine (UA) et la Communauté de développement de l'Afrique australe (ou SADC) jouent un rôle de médiateur dans la crise politique zimbabwéenne. La communauté internationale doit offrir une aide constructive et éviter toute action qui pourrait assombrir le dialogue politique, a fait remarquer M. Liu. « Il s'agit de la demande de l'ensemble des pays de l'UA, que le Conseil de sécurité de l'ONU doit respecter et prendre en considération », a-t-il déclaré. Compte tenu du scénario actuel, une imposition de sanctions pourrait non seulement mettre en danger le processus de négociations entre le gouvernement zimbabwéen et son opposition, mais également rendre plus compliquée la situation dans le pays, a dit M. Liu. Plusieurs membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la Chine, ont exprimé ces inquiétudes en appelant à promouvoir les consultations afin de laisser suffisamment de temps aux efforts de médiation de l'UA. « Nous regrettons que ces demandes raisonnables ne soient ni appréciées ni prises en compte par le pays qui a présenté le projet. La Chine a donc mis son veto », a dit M. Liu. Il a également appelé les différentes parties du Zimbabwe à mettre la priorité sur la sécurité nationale et les intérêts du peuple, à coopérer avec les efforts de médiation de l'UA et de la SADC, afin de trouver une solution en accord avec l'opinion publique et la réalité politique. Le projet de résolution appelait à une interdiction de déplacement et au gel des avoirs du président zimbabwéen Robert Mugabe et de ses hauts fonctionnaires, ainsi qu'à un embargo sur les livraisons d'armes.
(Source : Xinhua) |
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