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Combinons nos efforts pour venir à bout des difficultés

– Discours du Président chinois Hu Jintao à l'occasion du Sommet sur les marchés financiers et l'économie mondiale, le 15 novembre 2008 à Washington

Je suis ravi de rencontrer tous mes homologues dans la ville de Washington. Je souhaiterais avant tout adresser mes remerciements au Président Bush pour son aimable invitation et ses préparatifs attentionnés.

A l'heure actuelle, la crise financière internationale qui était auparavant confinée à certaines parties du monde s'est étendue à toute la planète, des pays développés aux marchés émergeants, ainsi que du secteur financier à l'économie réelle. Cela a exercé de sévères répercussions sur le développement économique et la vie de la population mondiale. A ce moment crucial, le fait de nous réunir en ce lieu pour discuter des mesures envisageables pour préserver la stabilité financière internationale et promouvoir la croissance économique mondiale revêt une importance prépondérante.

La crise financière internationale que nous subissons actuellement est sans précédent depuis les années 1930 en termes d'étendue, de profondeur et de gravité. De nombreux facteurs sont responsables de la crise financière, y compris des politiques macroéconomiques inadéquates et des règlements financiers incomplets. Si nous ne sommes pas à même de comprendre correctement l'origine de cette crise, nous aurons beaucoup de mal à en tirer des leçons et d'éviter que de tels évènements se reproduisent à l'avenir. La communauté internationale a immédiatement réagi dès le début de la crise et a adopté une série de mesures à différents niveaux. Nous espérons que ces mesures produiront les résultats souhaités le plus rapidement. Afin de faire face à la crise financière, la communauté internationale doit raffermir la confiance, optimiser la coordination et renforcer la coopération entre ses membres.

La première priorité de la communauté internationale consiste à prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des marchés dès que possible et freiner l'étendue de la crise financière. Les principales économies développées doivent endosser leurs responsabilités et obligations, mettre en application des politiques macroéconomiques favorisant la stabilité économique et financière, au niveau local et international, et prendre des mesures actives pour stabiliser leurs marchés locaux tout comme les marchés financiers internationaux et protéger les intérêts des investisseurs. Parallèlement, tous les pays doivent consolider leur coordination sur le plan des politiques macroéconomiques, élargir les échanges au niveau des informations économiques et financières, et raffermir leur coopération au sujet des règlements financiers internationaux afin de créer des conditions propices à la stabilité des marchés financiers locaux et internationaux.

Le monde connaît actuellement un ralentissement économique avec l'augmentation des facteurs de déstabilisation et d'incertitude ; la situation est sévère et complexe. Le maintien de la croissance économique constitue la pierre angulaire de notre lutte contre la crise financière. Les pays doivent aménager leurs politiques macroéconomiques, prendre les mesures financières et monétaires nécessaires dans l'optique de promouvoir le développement économique et d'empêcher l'apparition d'une récession économique mondiale. Des efforts conjoints devront être concédés pour stabiliser les marchés énergétiques et alimentaires internationaux, enrayer la spéculation et bâtir un environnement sain pour la croissance économique mondiale. La communauté internationale doit accorder une attention particulière à la prévention de diverses formes de protectionnisme, que celui-ci soit commercial ou sur le plan des investissements et faire pression en faveur de progrès précoces du cycle des négociations de Doha dès que possible.

La communauté internationale doit tirer avec sincérité des leçons de la crise financière et procéder aux réformes requises du système financier international, sur la base de la consultation entre toutes les parties prenantes. L'objectif de la réforme du système financier international doit être d'établir un nouvel ordre financier international qui soit fondé sur l'équité, la justice et la magnanimité. Celui-ci doit être scrupuleusement ordonné et doit promouvoir un environnement institutionnel propice à un développement économique mondial sain. Cette réforme doit être menée de manière extensive, équilibrée, progressive et pragmatique. Une réforme intégrale nécessite un modèle général qui ne mette pas uniquement l'accent sur l'amélioration du système financier international, le système monétaire international et les institutions financières tout comme les règlements et procédures financières internationales, mais également qui soit capable à la fois de témoigner de la législation générale et des principes de la réglementation financière et de prendre en compte les étapes de développement et les caractéristiques des diverses économies. Une réforme pondérée doit prendre comme socle une vision d'ensemble, rechercher l'équilibre entre les intérêts de toutes les parties, établir un mécanisme de prise de décision et de gestion avec leur participation plus étendue et plus efficace, et tenir particulièrement compte des intérêts des marché émergeants et des pays en développement. Une réforme progressive est celle qui doit être opérée par étapes, en abordant en premier lieu les sujets les plus simples, pour parvenir enfin aux objectifs ultimes de la réforme par le biais d'efforts durables avec comme condition requise le maintien de la stabilité des marchés financiers internationaux. Une réforme pragmatique est celle qui met l'accent sur les résultats pratiques. Toutes les mesures de la réforme doivent contribuer à la stabilité financière internationale, à la croissance économique mondiale et au bien-être des peuples de tous pays.

En prenant ces conditions pour socle, la Chine propose de mettre en application les mesures de réforme suivantes : Tout d'abord, accroître la coopération internationale sur le plan du contrôle des affaires financière, améliorer le système international de réglementation, élaborer les règles de conduite pour les agences de notation, renforcer la surveillance des flux mondiaux de capitaux et la réglementation des institutions financières et des intermédiaires de divers types, et améliorer la transparence des marchés financiers et de leurs produits. Deuxièmement, faire progresser la réforme des institutions financières internationales. Pour ce faire, des efforts doivent être faits pour réformer les mécanismes de la formation de leurs organes de décision, accroître la représentation et le droit de parole des pays en développement dans les institutions financières internationales, mettre en place dès possible un système d'alerte rapide qui couvre le monde entier, en particulier les grands centres financiers internationaux, améliorer le contrôle interne des institutions financières internationales, mettre en place un mécanisme de réponse aux crises rapide et efficace et de secours, et renforcer la capacité des institutions financières internationales à s'acquitter de leur responsabilité. Troisièmement, promouvoir la coopération financière régionale, renforcer la capacité de soutien mutuel de la liquidité, développer les infrastructures financières régionales et faire aux capitaux régionaux jouer pleinement leur rôle dans la mise en valeur du mécanisme d'assistance. Quatrièmement, lors de l'amélioration du système monétaire international, il faut promouvoir de manière progressive sa diversification et déployer des efforts conjoints pour assurer sa stabilité.

Tandis que la mondialisation économique s'étend sans cesse, les liens économiques et financiers entre les pays se raffermissent de plus en plus. La crise actuelle n'a pas uniquement un impact sévère sur les pays développés, mais ses répercussions s'étendent également aux pays en développement à des degrés différents. Une telle influence s'intensifiera et nous devons en avoir pleinement conscience. Les économies des pays en développement sont à un niveau bas et leur structure économique est simple. Leurs systèmes financiers témoignent d'une fragilité devant les risques. Au cours de son combat contre la crise financière, la communauté internationale doit attacher une importance particulière aux retombées de la crise sur les pays en développement, plus particulièrement sur les pays les moins avancés (PMA) et déployer tous ses efforts pour minimiser cette incidence. Il est nécessaire de prendre des mesures efficaces dans les trois aspects suivants :

Tout d'abord, aider les pays en développement à maintenir la stabilité financière et la croissance économique. La communauté internationale, notamment les pays développés, doivent accomplir leurs devoirs et obligations irrécusables et prendre des mesures concrètes pour aider les pays en développement, les pays africains en particulier, à surmonter les difficultés. Ils doivent surtout prêter une attention à l'impact de leurs politiques macroéconomiques sur les pays en développement pour ne pas aggraver leur situation difficile. Les institutions financières internationales doivent assouplir leurs conditions de prêt, rendre le financement plus accessible et fournir rapidement de l'aide aux pays en développement qui sont gravement touchés par la crise financière. Il leur faut soutenir les marchés émergents dans leurs efforts pour assurer une croissance économique durable.

Deuxièmement, soutenir et accroître l'assistance aux pays en développement. Les pays en développement sont confrontés à de graves défis dans leurs efforts pour le développement, et la crise financière empire leur situation. Les pays du monde ont un devoir commun de vaincre la crise financière aussi bien d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement définis par l'ONU. A cet égard, les pays développés doivent continuer à respecter leurs engagements d'assistance aux pays en développement et faire avancer le processus de la réduction de la pauvreté. Ils doivent notamment réduire ou annuler les dettes des PMA, diminuer ou exempter des droits de douane sur les exportations des PMA et accroître le transfert de technologie. Les efforts devraient également être faits pour aider les PMA à réaliser la construction d'infrastructures, afin de renforcer leur capacité d'auto-développement.

Troisièmement, maintenir la stabilité économique et financière des pays en développement. Ceux-ci doivent adopter des politiques macroéconomiques correctes et améliorer leurs systèmes financiers selon leurs propres conditions de développement, de manière à accroître leur capacité de prévenir la crise financière. Il leur faut également déployer des efforts pour changer leur mode de développement économique et redresser leurs structures économiques pour assurer une croissance durable de leurs économies.

La Chine a été frappée par des catastrophes naturelles successives depuis le début de cette année. La crise financière internationale a également eu un impact sur son développement économique. La Chine a effectué au moment opportun des aménagements relatifs à sa politique et a renforcé ses règlements macroéconomiques pour répondre à la crise. La Chine a ainsi maintenu une croissance économique stable et relativement rapide tout comme l'élan fondamental de développement économique. La croissance économique stable et relativement rapide de la Chine constitue en soi une contribution importante à la stabilité financière et à la croissance économique internationale. Le gouvernement chinois continuera à prendre des mesures efficaces pour rendre la réglementation macro-économique plus prévoyante, précise et efficace, à élargir vigoureusement la demande intérieure, notamment la demande de consommation, à faire de grands efforts pour transformer le mode de développement économique, ajuster la structure économique, renforcer la position prépondérante de l'agriculture et augmenter le revenu des agriculteurs. La Chine œuvrera à l'approfondissement de la réforme et de l'ouverture, à maintenir une croissance économique saine et à jouer un rôle constructif dans la promotion du développement régulier de l'économie mondiale.

Le gouvernement chinois avait adopté une série de mesures pour stimuler le développement économique, entre autres la baisse des taux de réserves obligatoires, la réduction des taux d'intérêt de référence sur les dépôts et les prêts, et le soulagement des charges fiscales des entreprises. Nous avons récemment adopté des mesures encore plus fortes d'élargir la demande intérieure. Précisément, les finances centrales investiront 100 milliards de yuans cette année dans l'exécution accélérée des projets relatifs à l'amélioration des conditions de vie de la population, la construction des infrastructures, la protection de l'environnement écologique et la reconstruction dans les régions sinistrées. Cela devrait générer un total de 400 milliards de yuans d'investissements locaux. Entre le quatrième trimestre de cette année et la fin de 2010, les investissements totaux dans ces projets seuls atteindraient environ 4 000 milliards de yuans. Ces mesures donneront une forte impulsion au développement économique de la Chine et contribueront également à la croissance économique mondiale.

En tant que membre responsable de la communauté internationale, la Chine a pris une part active à la coopération internationale dans le cadre de la réponse à la crise financière, assumant un rôle actif dans la coopération internationale pour préserver la stabilité financière et encourager la croissance économique mondiale. La Chine continuera à adopter une attitude responsable dans la coopération internationale visant à assurer la stabilité financière internationale et à stimuler la croissance économique mondiale. Elle soutiendra continuellement les institutions financières internationales dans leurs efforts de renforcer leur capacité de financement pour répondre aux changements sur les marchés financiers internationaux, et accroîtra davantage le soutien pour les pays en développement touchés par la crise. Nous souhaitons participer activement au Programme de financement du commerce extérieur (Global Trade Finance Program) de la Société financière internationale de la Banque mondiale.

Lors de la 7e édition du Sommet Asie-Europe (ASEM) qui a eu lieu les 24 et 25 octobre à Beijing, les dirigeants de l'Asie de l'Est ont mené des discussions approfondies sur le renforcement de la coopération financière et économique de la région. Ils ont convenu de donner la priorité au renforcement de la coopération financière, à la prévention de la crise financière et à la lutte contre la crise financière, et de promouvoir la coopération financière et économique de la région sous diverses formes. Ils ont souligné l'importance de mettre pleinement en valeur les accords bilatéraux conclu en matière d'échanges de monnaie, de promouvoir régulièrement et activement le développement des marchés de capitaux d'Asie, de faire avancer le processus de la création de la zone de libre-échange en Asie de l'Est, de soutenir l'intégration de l'ANASE et de s'opposer et se prémunir contre le protectionnisme commercial. Les dirigeants de l'Asie et de l'Europe ont mené des discussions approfondies sur la situation économique et financière internationale actuelle, et ils ont décidé de tirer un meilleur parti des mécanismes de coopération régionale, dont l'ASEM, pour renforcer la coopération pragmatique dans la communication sur les informations et les mesures politiques du secteur financier, et dans le contrôle et la réglementation en la matière, afin d'assurer la surveillance, la prévention et la lutte efficaces contre les risques financiers et de promouvoir la croissance saine, stable et durable de l'économie mondiale.

La stabilité des marchés financiers internationaux et le développement durable de l'économie mondiale sont les garants du bien-être de tous les pays et peuples. Combinons nos efforts pour venir à bout de ces difficultés et apportons notre contribution respective à la stabilité financière internationale et à la promotion de la croissance économique mondiale !

 

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