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Publié le 12/03/2008
Une coopération qui devrait s'avérer fructueuse

Tracé du projet d'autoroute qui reliera les régions occidentales et orientales d'Algérie

Frédéric Lepape

Une équipe d'ouvriers chinois sur un projet de construction en AlgérieLes services diplomatiques chinois redoublent d'activité ces dernières années afin de procéder à la signature de nouveaux contrats en Chine.

Les débouchés sont nombreux pour les entreprises chinoises en Algérie où la main d'œuvre chinoise devient peu à peu un atout sans pair dans des domaines clés du développement des infrastructures de l'Algérie, malgré un contexte parfois périlleux (un ouvrier chinois du secteur du bâtiment et des travaux publics avait perdu la vie lors du double attentat revendiqué par la Branche armée d'Al Qaïda au Maghreb).

La diplomatie chinoise qui cherche à élargir le nombre de ses partenaires économiques a également tout intérêt à instaurer des relations amicales avec des grands pays producteurs de pétrole et des membres influents de l'OPEP tels que l'Algérie. Ce partenariat entre les instances des deux pays ne s'arrête pas uniquement au domaine pétrolier et peut avoir également des retombées positives dans des domaines vitaux pour la subsistance des deux populations et la préservation des sols et des territoires.

La Grande Mosquée d'Alger

C'est plus particulièrement cette notion de préservation des sols qui a ouvert un nouveau front de coopération entre les deux pays. En effet lors d'une récente conférence de l'UNESCO qui s'est tenue à Paris, des experts ont évalué que l'Algérie risquerait de perdre 30 millions d'hectares ces prochaines années si elle ne parvient pas à résoudre efficacement le problème de la désertification du territoire. Ces préoccupations sont partagées par la plupart des géographes et agronomes chinois, et a été particulièrement illustrée par l'avancée inquiétante des sables (près de quatre mètres par an) autour de la ville de Dunhuang qui abrite les grottes de Mogao).

Une troupe de chameliers traverse le désert de Gobi, près de la grotte de Dunhuang

Le désert chinois couvre à peu près 2,6 millions de km² selon les résultats des dernières études officielles publiées par les autorités chinoises, et le désert a progressé de 50 % en moins de dix ans, ce qui alerte depuis de nombreuses années le gouvernement chinois, qui peine à assurer l'autosubsistance agricole du pays, en raison de la nature des sols chinois, qui pour la plupart ne présentent pas les caractéristiques idéales au développement d'une agriculture à fort rendement. La croissance exponentielle des villes chinoises est également en cause en raison de l'épuisement progressif des ressources hydrographiques, pouvant encourager l'aridité des sols et laisser une voie de progression pour le désert.

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