中文 English Deutsch 日本語 BR America Chinafrique
Suivez-nous sur
  • descriptiondescription
Accueil Chine Monde Economie Culture Environnement Documents
Accueil >> Chine

Sentence de La Haye : beaucoup de bruit pour rien

Jacques Fourrier  ·  2016-07-14  ·   Source: French.china.org.cn
Mots-clés: mer de Chine méridionale

La Cour permanente d'arbitrage (CPA) de La Haye vient de rendre mardi 12 juillet sa sentence dans le cadre de l'arbitrage introduit unilatéralement le 22 janvier 2013 par les Philippines contre la Chine dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. « Le tribunal juge qu'il n'y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes à l'intérieur de la ligne en neuf traits », a indiqué la CPA dans un communiqué.

Retour en 2013…Le gouvernement chinois avait immédiatement fait savoir aux Philippines sa position par une note diplomatique le 19 février 2013 et rejeté l'arbitrage, disant qu'il s'agissait d'un différend territorial et que Beijing et Manille s'étaient déjà entendus pour le régler par la voie des négociations bilatérales et des consultations amicales. Par ailleurs, de nombreuses voix se sont élevées dans le monde pour contester la compétence de la CPA, le traitement biaisé donné par des médias étrangers et l'utilisation abusive dont pourrait faire l'objet la sentence. Su Hao, un expert chinois renommé de la région Asie–Pacifique et professeur à l'Université des affaires étrangères de Chine, avait dès le départ estimé que la démarche des Philippines était inutile. « C'est beaucoup de bruit pour rien », avait–il résumé.

La Chine règle depuis sa fondation en 1949 toutes les questions relatives aux contentieux frontaliers par la voie diplomatique et sur la base de négociations bilatérales. La question de la mer de Chine méridionale reste complexe. Avec ses 130 000 km de côtés et 250 îlots répartis en trois archipels, elle étend de Singapour à Taiwan et certaines zones sont revendiquées par le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, Brunei et l'Indonésie. C'est aussi seconde voie maritime mondiale et une région riche en ressources énergétiques et halieutiques. La souveraineté chinoise y est historiquement et légalement délimitée par la ligne en neuf traits.

Le « pivot en Asie » entamé par Washington en 2009 a cependant enhardi les pays d'Asie du Sud–Est qui avaient des revendications maritimes concurrentes. Parmi eux, principalement, les Philippines et le Vietnam, deux pays émergents membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud–Est (Asean), où les poussées nationalistes sont attisées lors des échéances politiques. Récemment, même l'Indonésie, qui jouait un rôle de conciliateur au sein de l'Asean, a montré des velléités territoriales. Le 23 juin dernier, le président indonésien Joko Widodo s'est ainsi envolé dans les îles Natuna pour faire valoir les droits de son pays sur ce qu'il considère comme la zone économique spéciale de l'Indonésie, mais qui empiète sur la ligne en neuf traits.

Difficile de ne pas y voir l'interférence des États-Unis, qui soufflent le chaud et le froid, déclarant tantôt leur neutralité, laissant tantôt entendre que Washington soutiendra les Philippines. Le gouvernement Obama a exploité le contentieux territorial entre la Chine et ses voisins sous prétexte de liberté de navigation pour introduire la dissension et justifier sa présence militaire en mer de Chine méridionale. De leur côté, certains pays de l'Asean y voient un contrepoids géopolitique et militaire, une sorte de rééquilibrage, mais qui ressemble à s'y méprendre à une tentative de contenir la Chine.

Les efforts déployés par Beijing pour parvenir à des solutions bilatérales dans le cadre de l'Asean depuis le 21ème Sommet de Phnom Penh en novembre 2012 sont restés vains. Lors du dernier sommet de cette organisation à Kuala Lumpur en novembre 2015, Washington avait tenté sans succès de formuler des critiques à l'égard de la Chine dans la déclaration finale.

À l'approche de la sentence, alors que la Chine reste inflexible, la position des Philippines a commencé à changer. Le Ministre des Affaires Étrangères des Philippines Perfecto Yasay avait déclaré le 8 juillet à l'Agence France-Presse quelques jours à peine avant la sentence arbitrale que les Philippines étaient disposées à partager les ressources naturelles avec Beijing dans les zones disputées de mer de Chine méridionale même si la sentence de la CPA lui était favorable. Toujours dans la même déclaration, il avait souligné que l'administration du Président philippin Rodrigo Duterte souhaitait rapidement entamer des pourparlers directs avec la Chine une fois la sentence connue, avec des négociations qui porteront sur différents aspects de la coopération économique. Rodrigo Duterte semble maintenant déplorer la décision d'introduire un arbitrage prise par son prédécesseur Benigno Aquino III. Durant son mandat, les Philippines avaient à la fois tenté de rallier des pays étrangers à sa cause et de semer la zizanie entre la Chine et l'Asean. Après plus de trois années de vives tensions et juste après l'arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte, l'atmosphère pourrait devenir favorable à la reprise du dialogue.

Le Sommet de l'Asean et le Sommet de l'Asie orientale vont d'ailleurs se dérouler du 6 au 8 septembre à Vientiane au Laos, au lendemain du Sommet du G20 à Hangzhou en Chine les 4 et 5 septembre. La Chine pourra ainsi saisir ces deux occasions pour tendre une main prudente – chat échaudé craint l'eau froide – à Manille tout en mettant les Philippines face à des contradictions qui ont entamé depuis 15 ans les relations bilatérales, de la présidence de Gloria Macapagal Arroyo à celle de Rodrigo Duterte. La Chine pourra aussi présenter une feuille de route afin de promouvoir une coopération pragmatique qui puisse garantir sa souveraineté nationale et ses intérêts sécuritaires, et remettre à l'ordre du jour le Code de conduite des parties en mer de Chine méridionale. Préalablement, il sera crucial que les pays de l'Asean adressent unanimement un message clair de conciliation et de bonne volonté à la Chine lors de la 49ème réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'Asean du 21 au 26 juillet.

 

Source : French.china.org.cn

Imprimer

Les sites touristiques les plus aimés en Chine

Top10.jpg
Le top 10 de nos circuits en Chine
cv-2.jpg
La Chine de vos rêves
cv-1.jpg
Essentiel de la Chine
cv-aa-1.jpg
Découvrir l'histoire de la Chine en 14 jours
Liens:
Xinhuanet CCTVfr China Tibet Online Le Quotidien du Peuple Radio Chine Internationale
Ambassade de Chine en France Ambassade de France en Chine Faguowenhua Centre d'Information et d'Internet de Chine
Chinafrique La Chine au Présent La Chine Pictorial

24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine


京ICP备08005356号 京公网安备110102005860号